Convaincue par l’intérêt de démocratiser l’utilisation du Baclofène® dans le cadre du traitement des addictions, notamment à l’alcool, l’Association des Utilisateurs de Baclofène® et sympathisants (AUBES), souhaite amener la santé au coeur de la campagne présidentielle et connaître la position des candidats, comme l’atteste la lettre ouverte adressée au candidat François Hollande le 20 mars 2012 .

Association des Utilisateurs de Blacofène Et Sympathisants (AUBES)



Lettre ouverte aux candidats à la présidence de la République française
A l’attention de Monsieur François Hollande.

Madame, Monsieur,

La France que vous aspirez à gouverner, compte 5 millions de personnes dépendantes à l’alcool.
Chaque jour qui passe voit le décès direct ou  indirect de 120 personnes, lié à cette maladie, soit 40.000 par an.
Il existe, pour soigner ces malades, car il s’agit bien d’une maladie, un médicament « vieux » de 40 ans, dont on a découvert plus récemment les vertus anti-addictives. En raison de l’absence d’essais cliniques validés, ce médicament, le baclofène, ne possède pas d’autorisation de mise sur le marché (AMM) pour cette indication.

Les récentes affaires du Médiator et des prothèses mammaires PIP ont jeté le discrédit sur des produits qui ne sont pas passés sous les fourches caudines de l’AFSSAPS. Laquelle agence a été elle-même éclaboussée par de récents scandales liés aux conflits d’intérêt concernant nombre de ses experts. Ces conflits d’intérêt sont encore très présents pour empêcher la reconnaissance de l’efficacité de la molécule.
On veut nous opposer la dangerosité du produit et ses effets secondaires. En 40 ans pourtant, AUCUNE observation d’effet durablement délétère ni de décès liés à l’utilisation de ce produit n’a été relevée.

Depuis plus de trois ans, une poignée de médecins courageux et proches de leurs patients, l’ont prescrit à titre compassionnel,  pour les sauver d’une maladie mortelle.

Les effets secondaires, TOUS réversibles et bénins, disparaissent, une fois la maladie jugulée et une simple dose d’entretien suffit à conserver l’effet bénéfique. On oppose à ce traitement des molécules qui ont fait la preuve de leur inefficacité et qui sont également totalement prescrites hors AMM. (benzodiazépines interdites en prescription prolongée et à fort potentiel d’effets secondaires, anti-dépresseurs sous prétexte que le malade boît parce qu’il est dépressif, voire neuroleptiques car l’alcoolique est encore considéré de nos jours comme souffrant d’une pathologie psychiatrique lourde ! ).

Ces médecins pionniers disposent d’ores et déjà de 1000 dossiers de disparition de l’envie irrépressible de boire, le fameux « craving ». Ils ont été rejoints après trois ans de partage de leur expérience par 300 autres praticiens qui ont accepté de se faire connaître. Nous ne comptons pas les milliers d’autres, anonymes , mais proches de leurs malades, qui acceptent de les soigner.

Madame, Monsieur, ces habitants de la France vont mourir : d’ici votre élection au second tour, le 6 mai prochain, 9600 vont disparaître à l’heure où je vous interpelle.
Car je vous interpelle ! Allez vous laisser mourir ces gens, allez vous les priver du traitement salvateur, allez vous vous priver du soutien de 5 millions d’électeurs potentiels qui vous reprocherons un jour de ne pas vous être prononcé ?
Des essais cliniques ont été votés en septembre 2008 : ils n’ont jamais vu le jour ! Les  nouveaux essais validés par le Programme Hospitalier de Recherche Clinique prennent un retard de plus en plus suspect : à l’interpellation du gouvernement actuel, nous avons reçu une réponse ,huit mois plus tard nous reprochant d’aller trop vite en besogne !  Nous ne voudrions pas que l’affaire du baclofène, car il s’agit d’une affaire et d’un scandale, puisse un jour être attribuée aux gouvernants de notre pays.
Dans l’attente de vos réponses, je vous prie de croire à ma très haute considération.

Docteur Bernard Joussaume, président de AUBES

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A propos

A propos du Baclofène®

En novembre 2000, Olivier Ameisen, brillant cardiologue et lui-même alcoolique, découvre par hasard que le Baclofène®, administré à une certaine dose entraîne une indifférence à l’alcool et autres substances addictives.

Le Baclofène® est un vieux médicament, myorelaxant peu couteux et habituellement prescrit en neurologie aux malades atteints notamment de sclérose en plaque et aux paraplégiques souffrant de spasmes musculaires.

Des études ont été réalisées sur des rats dont les résultats montraient un désintérêt pour le produit addictif après la prise de Baclofène®, ces effets étant liés aux doses.

Il agit directement sur le Gabz B, un neurotransmetteur dont le dysfonctionnement (dérèglement) semble conduire à la consommation compulsive d’un produit addictif).

De plus, il est non toxique et ne crée pas de dépendance, même à très hautes doses.

Olivier Ameisen recherche et synthétise toutes les études déjà réalisées autour de cette molécule.

N’étant jamais parvenu à se débarrasser de son addiction à l’alcool, malgré de nombreuses cures de désintoxication , il décide de se l’auto-administrer. En quelques semaines il explique qu’il est devenu indifférent à l’alcool. Il publie alors son expérience dans de grandes revues scientifiques (Alcohol and Alcoholisme, Jama, Lancet etc) afin que des essais cliniques soient réalisés.

Peine perdue, ce vieux médicament, tombé dans le domaine public, n’intéresse pas les laboratoires et rend même parfois suspicieux le monde de l’addictologie.

Devant cet immobilisme, Olivier Ameisen décide d’écrire un livre : «Le dernier verre», publié en 2008 (ed. Denoël) pour informer le grand public de l’efficacité de sa découverte.

Dès sa parution, le livre se vend à 40 000 exemplaires, suscite un espoir fabuleux pour un grand nombre de malades. Certains se regroupent immédiatement sur internet, créent leurs forums d’entraide. Ils diffusent ainsi l’information pour permettre à chacun d’obtenir une prescription.

De nombreux médecins commencent à traiter leurs patients dépendants avec des résultats probants, parfois spectaculaires, notamment dans le cadre de l’alcoolo-dépendance.

Pour en savoir plus :
Olivier Ameisen était l’invité de samedi 12 janvier à 19H de l’émission d’actualité «Revu et corrigé» de France 5, aux côtés de Michel Lejoyeux, président de la SFA, dans la rubrique «Addictions, un médicament miracle peut-il guérir ?».

Pour visualiser la vidéo, cliquez ici.

A PROPOS de AUBES

L’association a été créée en Janvier 2010 à l’initiative de quelques médecins prescripteurs de Baclofène® dans le cadre des addictions et d’un groupement de malades ayant créé leur propre forum.                                      
Forte de plusieurs centaines d’adhérents (malades et médecins), la démarche de l’association est d’attirer l’attention de plusieurs donateurs importants qui, convaincus du bien fondé de nos actions, ont décidé de nous soutenir.

Objectifs
- Inciter les pouvoirs publics à autoriser la prescription.        
- Diffuser le plus largement possible l’information sur l’efficacité du traitement dans le cadre des addictions.                          
- Informer et fédérer malades et médecins afin de développer la prescription à l’échelle nationale.  Promouvoir la recherche scientifique sur les effets cliniques et les mécanismes d’action du Baclofène® dans le traitement des addictions.

Actions
Vers le monde médical : Organisation de plusieurs colloques nationaux, participation à des formations de médecins, création d’un forum à destination des professionnels de santé.                                           

Vers les malades :  Soutien et entraide, orientation des prescripteurs, conseils pour aider à obtenir une prescription du médecin traitant afin de favoriser un suivi médical de qualité et de proximité. Vers les pouvoirs publics :  Lettre à tous les sénateurs et députés, participation à un appel collectif aux tutelles, nombreuses interventions dans les médias.                            

Les projets de l’association en cours :  Création d’une publication de témoignages de malades, participation à la recherche scientifique, organisation de nouveaux colloques.

Le forum d’entraide des malades :
Le fourm alcool et Baclofène® a été créé en juillet 2009 à l’initiative d’un groupement de malades traités au Baclofène®.
Leur objectif était d’informer, de rassembler et de soutenir les autres malades en quête de traitement.
A l’époque, une petite dizaine de prescripteurs seulement étaient identifiée sur toute la France.

Le forum s’est attaché à rassembler toute la documentation possible sur le sujet, afin de permettre aux malades d’aborder le sujet dans les meilleures conditions possibles avec leur médecin traitant.
Il fallait impérativement lutter contre l’automédication. En 2009, les malades parcouraient parfois des centaines de kilomètres pour obtenir une ordonnance, et à défaut, s’approvisionnaient en Espagne, le Baclofène® y étant en vente libre ou pire, se fournissaient sur Internet.
Aujourd’hui, si un grand nombre de médecins acceptent de le prescrire, ils sont généralement informés de l’existence du traitement par leur patient (selon l’Afssaps, les prescripteurs seraient plusieurs milliers aujourd’hui).

Grâce au forum, des centaines de malades ont ainsi été en mesure de trouver un prescripteur, ce qui a pour conséquence de diffuser l’information auprès du corps médical.
Un médecin prescripteur y est ensuite intervenu régulièrement pour répondre aux questions des malades.
Cela a naturellement abouti à la réunion des fondateurs du forum et du cercle des prescripteurs de la première heure, au sein d’une structure associative : AUBES.

Le forum est très actif et reçoit en moyenne 3000 visites par jour, dont au moins 5 demandes de prescripteurs.

Le forum des prescripteurs de santé :
Nouvellement créé, ce forum est réservé aux professionnels de santé intéressés par le Baclofène®.
L’objectif est de leur permettre, en toute confidentialité, d’échanger sur leurs expériences quant à la prescription de Baclofène® : anciens prescripteurs apportant leur expérience aux nouveaux.
Ce forum s’inscrit dans la logique de l’évolution de l’association.
Si au départ il s’agissait d’alerter «agressivement» le monde médical et les pouvoirs publics, puis de fédérer malades et soignants, il s’agit aujourd’hui d’unir et de rassembler les médecins qui prescrivent courageusement.
Le mouvement est parti de la base, les malades eux-même, mais c’est désormais le corps médical qui pourra faire le poids pour imposer le traitement.

Inscriptions aux forums pour les professionnels de la santé :

Par mail : contact@baclofene.fr
Par téléphone : 06 22 30 51 86